“Je n’ai jamais eu un cheval de la qualité de Freda, et peut-être que je n’en aurai jamais d’autre”, Harry Charles (2/2)
Qui aurait pu prédire que LT Holst Freda et Harry Charles deviendraient, en l’espace de six petits mois, LE couple à suivre du jumping mondial ? Probablement pas son naisseur, le Néo-Zélandais Ewen McIntosh, qui avait fait le pari d’importer de jeunes poulinières Holsteiner sur l’île des Kiwis près de quinze ans plus tôt. Ni Julie Davey, qui a formé et monté Freda de ses deux à ses douze ans sans jamais envisager de se séparer de sa protégée, jusqu’à ce que le destin l’y contraigne. Et encore moins Harry Charles, puisque la nouvelle cheffe de file de ses écuries était initialement destinée à son épouse, Eve Jobs. Pourtant, tous ceux qui ont croisé le chemin de cette grande dame grise, médaillée de bronze aux championnats du monde d’Aix-la-Chapelle fin août, disent la même chose : elle est hors norme.
Julie Davey a réalisé son rêve… Et celui de ses parents
La première partie de ce portrait est en ligne ici.Pour en revenir au sport, les résultats de 2025 et du début de l’année 2026 ont permis à Freda, pour la deuxième saison consécutive, de terminer en tête de la ligue néo-zélandaise de la Coupe du monde et de décrocher son billet pour la finale du circuit. Après avoir renoncé à Bâle un an plus tôt, Julie Davey a cette fois décidé de tenter l’aventure jusqu’à Fort Worth, au Texas. Un voyage qui représentait, évidemment, un immense défi sportif pour le couple, mais dont la portée dépassait largement les seules considérations équestres… En effet, trois ans auparavant, la Néo-Zélandaise avait perdu ses deux parents, Russell et Jenny, à seulement six semaines d’intervalle. Une épreuve terriblement douloureuse, dans laquelle la belle histoire qu’elle vivait avec Freda l’a probablement aidée à puiser un peu de réconfort. Et, finalement, c’est précisément l’héritage laissé par ses parents qui lui a permis de financer ce périple, de près de 60 000 euros. “Leur décès a été très difficile à surmonter”, confie-t-elle. “J’étais aussi triste parce que, chaque année, ils suivaient la finale de la Coupe du monde. Cela aurait probablement été un rêve devenu réalité pour eux de me voir là-bas avec Freda… Mais, oui, le transport aérien d’un cheval coûte tellement cher que je n’aurais jamais pu emmener Freda sans cet héritage.” À défaut d’avoir pu assister à cette finale, Russell et Jenny auront donc, d’une certaine manière, contribué à y emmener leur fille. ...

