Jérôme Guéry : “Cette victoire me donne beaucoup d'espoir pour la suite”

Voici la réaction du Belge Jérôme Guéry après sa victoire aux rênes de Kiliman Sitte dans le Grand Prix 5* d'El Jadida, troisième et dernière étape du Morocco Royal Tour: 

“Je ne m’attendais pas forcément à gagner aujourd’hui, cela ne fait même pas trois mois que je monte Kiliman! À la base, j’étais venu au Morocco Royal Tour (dont El Jadida était la troisième et dernière étape, ndlr) pour consolider notre couple avec lui et mes autres montures. Je l'avais emmené comme premier cheval avec l'objectif de faire bien dans la Coupe des nations (du CSIO 4* de Rabat la semaine dernière, ndlr) et essayer de faire de mon mieux dans les Grands Prix. Là, avec une victoire, je ne pouvais pas rêver mieux! 

Quand on a eu un cheval exceptionnel comme Quel Homme (de Hus, avec lequel il a été sacré vice-champion du monde en individuel en 2022 à Herning, ndlr), c'est très difficile de rebondir. Avec lui, à chaque fois que je prenais le départ d’un Grand Prix, je savais que j'avais le potentiel pour pouvoir l’emporter. En fait, c’est surtout quand on n’a plus ce genre de cheval qu’on se rend compte de sa qualité (rires). Donc il a fallu reconstruire un piquet de chevaux, en retrouver. Pour ma part, c'est toujours comme ça que j'ai fonctionné (notamment après Papillon et Grand Cru van de Rozenberg, ndlr). Pour le moment, j'ai la chance d'avoir de bons chevaux qui arrivent et qui sont en forme, notamment Quito de Mariposa, mon cheval de tête, et Kiliman, qui arrive à haut niveau. Maintenant, ça prend un peu de temps de se reconstruire et il faut rester positif car ce n'est pas toujours facile. Tout sportif, et encore plus quand on est cavalier, doit savoir rebondir et continuer à y croire. En tout cas, cette victoire en CSI 5* me donne beaucoup d'espoir pour la suite. 

Gagner un Grand Prix 5*, même s’il y en a toutes les semaines, ça reste assez exceptionnel. En tout cas, moi, ça fait effectivement depuis 2021 que je n’en ai pas gagné (c'était celui de Knokke, avec Quel Homme de Hus, ndlr). Cette victoire restera donc un grand souvenir, d’autant qu’il s’agissait du premier Grand Prix 5* organisé par le Morocco Royal Tour, donc c’est assez spécial. Il y a quelques années, Abdelkebir Ouaddar m’avait parlé d’une super tournée au Maroc. Et dès ma première fois au Morocco royal Tour, je suis tombé amoureux du pays, des gens, de l’accueil. Les Marocains sont très chaleureux et expressifs, donc on se sent bien ici. Et puis, à l’époque, même s’il s’agissait de CSI 3*, mais on sentait que les organisateurs avaient envie d’évoluer. Et puis, les installations et le cadre des trois étapes sont incroyables! 

En plus, nous avons eu la chance d’avoir trois chefs de piste exceptionnels pour les trois étapes de la tournée, avec Grégory Bodo au CSI 4*-W de Tétouan, Santiago Varela au CSIO 4*-W de Rabat et Uliano Vezzani ici, pour le CSI 5* d’El Jadida; c’est génial! Ce sont les trois meilleurs constructeurs au monde à mes yeux. En plus, Uliano me réussit particulièrement bien. Par rapport à Grégory ou Santiago, je trouve qu’il propose en général des chronomètres impartis plus confortables, et c’est quelqu’un qui analyse beaucoup le niveau des cavaliers et chevaux présents dans un concours. Aujourd’hui, il a proposé un parcours qui correspondait parfaitement au niveau des engagés (il y a eu quatre sans-faute au tour initial, ndlr). Quand j'ai fait la reconnaissance, j'étais content car j'ai vu que c'était un gros Grand Prix – ce que j’espérais, car mon cheval n'est pas le plus rapide mais il est très puissant. Je pensais que le parcours lui conviendrait, même si je ne savais pas trop comment il allait se comporter en indoor. Vu que c'est un cheval avec une énorme foulée, je le voyais plus briller à l'extérieur. 

Malheureusement, je n’en suis pas propriétaire, car il appartient à un Polonais (Rafal Jerzy, ndlr), qui était le propriétaire de Nevados (l’ancien cheval de Grégory Wathelet, ndlr). En fait, quand j’avais vu le cheval l’année passée dans le Longines Global Champions Tour de Rabat, on a discuté. Je lui ai dit que je pensais qu’il s’agissait d’un cheval qui correspondait à mon équitation et à mon système. Il a pris un peu de temps pour me le confier, et ça marche bien!”




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